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Accessibilité numérique : votre site est-il concerné ?

Sept questions pour l'évaluation juridique, un vrai scan de votre site pour l'état technique, et à la fin vous savez où vous en êtes et quoi faire. Pas de théâtre de questionnaire, pas de catastrophisme.

Étape 1 sur 8

13 %

Que propose votre entreprise ?

La loi énumère expressément certaines catégories de services. Votre choix est l'indice le plus important.

Le test fournit une première évaluation sans engagement, basée sur vos réponses et un audit automatisé, pas un conseil juridique. En cas de doute, faites vérifier l'évaluation par un avocat.

L'obligation d'accessibilité, expliquée en deux minutes

L'Acte européen sur l'accessibilité (directive UE 2019/882) rend l'accessibilité numérique obligatoire pour le secteur privé. Il s'applique depuis le 28 juin 2025.

L'Acte européen est transposé dans le droit national de chaque État membre, en France notamment via le code de la consommation, avec le RGAA comme référentiel technique. L'idée : les produits et services que les consommateurs utilisent au quotidien doivent être aussi accessibles aux personnes handicapées qu'à tout le monde. Pour les sites web, concrètement : qui propose des services en ligne aux consommateurs ou leur fait conclure des contrats doit rendre son site accessible, selon la norme EN 301 549, qui inclut le niveau AA des WCAG 2.1.

La nouveauté, c'est le destinataire : pendant des années, l'accessibilité concernait surtout les administrations. La loi fait entrer le secteur privé, de la boutique en ligne à la banque en passant par la plateforme de réservation. Et elle s'accompagne de sanctions : les autorités peuvent exiger des preuves et ordonner des mesures, et en France l'amende peut atteindre 50 000 € par service en ligne, renouvelable après six mois.

La bonne nouvelle : qui connaît son état peut agir avec méthode plutôt que dans la panique. C'est exactement pour cela que ce test existe. Il combine la question de l'assujettissement (« la loi s'applique-t-elle à moi ? ») avec un véritable audit technique de votre site (« à quelle distance suis-je de la conformité ? »).

En vigueur depuis le 28 juin 2025Amendes jusqu'à 50 000 €, renouvelablesBase technique : EN 301 549 / WCAG 2.1 AA / RGAA

Ces offres sont concernées en premier

La directive énumère explicitement des catégories de services. Les plus importantes pour les exploitants de sites :

  • Boutiques en ligne & e-commerce

    Le plus grand domaine concerné : qui vend en ligne des produits ou services aux consommateurs fait du commerce électronique au sens de la loi, quel que soit le secteur de la marchandise.

  • Banques & services de paiement

    Ouverture de compte, banque en ligne, demandes de crédit, services de paiement : les services bancaires aux consommateurs font partie des catégories expressément citées.

  • Télécommunications & messageries

    Les services de téléphonie, d'internet et de messagerie tombent sous la loi, y compris les sites et applis par lesquels les consommateurs concluent et gèrent leurs contrats.

  • Livres numériques & médias

    Les e-books et les logiciels pour les lire forment leur propre catégorie. Sont concernés les éditeurs, boutiques et plateformes qui les distribuent aux consommateurs.

  • Billets, voyages & transport de personnes

    Plateformes de réservation, billetteries et services numériques du transport de personnes, de l'appli ferroviaire au billet d'événement.

  • Cas limites & autres services

    Ne pas être cité expressément ne veut pas dire exempté : dès que les consommateurs peuvent conclure en ligne, il peut y avoir commerce électronique. Le test clarifie précisément ces cas limites.

Exemptions et délais, sans vœux pieux

Deux dispositions sont régulièrement surestimées. Voici comment elles sont réellement rédigées :

L'exemption des microentreprises

Sont exemptés les services des entreprises de moins de 10 salariés et au plus 2 M€ de chiffre d'affaires annuel. Les deux conditions doivent être remplies en même temps. L'exemption ne s'applique pas aux produits. Qui est juste au-dessus d'un seuil ou en croissance ne devrait pas compter dessus.

Périodes transitoires jusqu'en 2030 au plus tard

Pour certains services et contrats existants, il y a des règles transitoires étroitement encadrées, mais pas d'amnistie générale. Les offres nouvelles ou substantiellement modifiées doivent être accessibles depuis le 28 juin 2025. Savoir si une période transitoire s'applique relève d'un avocat.

Ce que la loi exige concrètement de votre site

Quatre obligations qui vont ensemble. L'accessibilité, c'est plus qu'une page d'accueil conforme.

Site & appli accessibles

Perceptible, utilisable, compréhensible, robuste. Techniquement précisé par la norme EN 301 549, qui inclut le niveau AA des WCAG 2.1. Cela couvre contrastes, textes alternatifs, navigation clavier, formulaires et structure.

Déclaration d'accessibilité

Une déclaration publique et à jour qui documente l'état réel : ce qui est accessible, ce qui ne l'est pas, et à qui les visiteurs peuvent signaler des barrières.

Des parcours accessibles

Pas seulement la page d'accueil : tout le chemin du produit jusqu'au contrat doit fonctionner de façon accessible, donc panier, formulaires, paiement et confirmation.

Des preuves pour les autorités

Les autorités de contrôle peuvent exiger des preuves, ordonner des mesures et infliger des amendes. Qui audite et corrige en le documentant est préparé.

Six idées reçues qui peuvent coûter cher

Les erreurs d'appréciation les plus fréquentes autour de l'obligation d'accessibilité, et ce qui est vrai à la place.

  1. 1

    « Ça ne concerne que les administrations »

    Faux depuis le 28 juin 2025. L'obligation pour le secteur public existe depuis des années. La loi l'étend au secteur privé : boutiques en ligne, banques, télécoms, e-books, billetteries. Qui propose des services numériques aux consommateurs est concerné dans le doute.

  2. 2

    « Je suis petit, ça ne me concerne pas »

    L'exemption des microentreprises ne vaut que si les deux seuils sont respectés : moins de 10 salariés et au plus 2 M€ de chiffre d'affaires. Et elle ne vaut que pour les services, pas pour les produits. Une boutique de 12 salariés est concernée, une boutique à 3 M€ de CA aussi.

  3. 3

    « Un widget d'accessibilité me rend conforme »

    Non, et nous le disons en tant qu'éditeur d'un tel widget. Les overlays offrent des fonctions de confort mais ne réparent aucun code défectueux. La conformité à l'EN 301 549 ne naît que de la correction du code source.

  4. 4

    « Le B2B est toujours exempté »

    La loi protège les consommateurs, mais la frontière passe par l'offre réelle, pas par le client rêvé. Dès que des particuliers peuvent aussi commander ou réserver, il y a activité grand public. Une mention « nous ne nous adressons qu'aux entreprises » ne suffit pas à elle seule.

  5. 5

    « Vérifier une fois suffit »

    Les sites changent à chaque mise en production, et leur état de conformité avec. Qui vérifie une fois et plus jamais ne documente qu'un état historique. Des vérifications régulières (et une déclaration à jour) font partie du programme obligatoire.

  6. 6

    « J'attends que quelqu'un se plaigne »

    Stratégie risquée : les non-conformités sont mesurables de l'extérieur, les autorités peuvent ordonner des mesures jusqu'à l'interdiction, et l'amende peut atteindre 50 000 € par service, renouvelable. Commencer tôt coûte moins cher que réagir tard.

Comment fonctionne le test

D'autres tests posent trois questions puis vous vendent un rendez-vous commercial. Le nôtre audite vraiment votre site.

  1. 1

    Sept questions

    Secteur, clientèle, conclusion en ligne, taille et chiffre d'affaires. Il en résulte votre évaluation d'assujettissement sans engagement, avec justification.

  2. 2

    Un vrai scan du site

    Nous vérifions jusqu'à 10 pages sur ordinateur et smartphone selon les critères WCAG 2.2 testables automatiquement, pas de théâtre de questionnaire.

  3. 3

    Un tableau de risque, pas de panique

    Évaluation plus état technique donnent une image d'ensemble honnête : score, non-conformités et ce qui est vraiment urgent.

  4. 4

    Plan d'action

    Trois prochaines étapes concrètes : corriger, publier la déclaration, rester à jour automatiquement. Avec le rapport par e-mail.

Avertissement juridique important

Ce test fournit une première évaluation sans engagement basée sur vos réponses et un audit automatisé. Il ne constitue pas un conseil juridique et ne le remplace pas. Les audits automatisés détectent une part pertinente des critères WCAG, mais pas tous. Une évaluation complète exige en plus une revue manuelle.

Savoir si et comment l'obligation d'accessibilité s'applique à votre offre dans le cas concret, surtout pour les cas limites, l'exemption des microentreprises et les périodes transitoires, ne peut être tranché de manière contraignante que par un examen juridique.

accessibility-check.ai n'assume aucune responsabilité quant à l'exhaustivité, l'exactitude ou la validité juridique de l'évaluation, ni pour les dommages résultant de son utilisation.

Questions fréquentes sur l'obligation d'accessibilité

Qu'est-ce que l'Acte européen sur l'accessibilité ?

L'Acte européen sur l'accessibilité (EAA, directive (UE) 2019/882) oblige les entreprises à proposer certains produits et services de manière accessible aux consommateurs, y compris les sites et applis du commerce électronique. Il s'applique depuis le 28 juin 2025 via le droit national de chaque État membre, en France notamment via le code de la consommation.

Quels sites web sont concernés ?

Les sites par lesquels des consommateurs utilisent des services ou concluent des contrats, avant tout les boutiques en ligne, portails bancaires, services télécoms, offres d'e-books et plateformes de réservation et de billetterie. Ce qui compte, c'est le commerce électronique avec des consommateurs, pas le secteur seul.

La loi s'applique-t-elle aussi aux sites B2B ?

Les offres purement B2B ne sont en général pas directement couvertes, car la loi protège les consommateurs. Mais attention : ce qui compte, c'est qui peut réellement commander ou réserver, pas qui vous souhaitez comme client. Si des particuliers peuvent aussi conclure, il y a activité grand public.

Suis-je exempté en tant que microentreprise ?

Les services des microentreprises (moins de 10 salariés et au plus 2 M€ de chiffre d'affaires annuel, les deux conditions en même temps) sont exemptés. L'exemption ne vaut pas pour les produits. Son application au cas concret devrait être vérifiée par un avocat.

Que doit remplir concrètement mon site ?

La conformité technique à l'EN 301 549, qui inclut pour le web le niveau AA des WCAG 2.1 ; en France, le RGAA repose sur la même base : contrastes suffisants, textes alternatifs, navigation clavier, formulaires compréhensibles, structure propre. S'y ajoutent une déclaration d'accessibilité publique et un parcours accessible jusqu'au contrat.

Que risque-t-on en cas de non-conformité ?

Les autorités peuvent exiger des preuves, ordonner des corrections et, dans les cas graves, interdire le service. En France, l'amende peut atteindre 50 000 € par service en ligne, renouvelable après six mois si la non-conformité persiste.

Y a-t-il des périodes transitoires ?

Pour certains services et contrats existants, la loi prévoit des règles transitoires allant au plus tard jusqu'en 2030. Elles sont toutefois étroitement encadrées, pas d'amnistie générale. Les offres nouvelles doivent être accessibles depuis le 28 juin 2025. Ne comptez pas sur une période transitoire sans l'avoir fait vérifier juridiquement.

Un widget ou un overlay d'accessibilité suffit-il ?

Non. Un widget peut offrir des fonctions de confort comme l'ajustement du contraste et de la police, mais il ne répare pas le code défectueux et ne rend aucun site conforme, quoi qu'en promettent certains fournisseurs. La conformité naît de la correction du code.

Quel est le lien entre l'EAA, la loi française et le RGAA ?

L'EAA est la directive européenne, chaque État membre la transpose dans son droit national, en France notamment via le code de la consommation. Le RGAA est le référentiel technique français, fondé sur la même base que l'EN 301 549. Qui vend dans toute l'Europe doit respecter les transpositions nationales de ses marchés cibles.

Ce test est-il un conseil juridique ?

Non. Le test livre une première évaluation sans engagement basée sur vos réponses, plus un audit technique automatisé de votre site. Il ne remplace pas le conseil d'un avocat. Surtout pour les cas limites, exemptions et périodes transitoires, faites vérifier l'évaluation juridiquement.

Sept questions, un scan, et vous savez où vous en êtes

Gratuit, sans engagement, avec un vrai résultat d'audit au lieu d'un rendez-vous commercial.

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